Le Blog d'Arkan & cie

27 septembre 2015

Exposition canine Hoerdt Août 2015

Wow ça fait un bail que je n'ai pas fait de tour sur mon blog ! On va profiter de ce dimanche de désoeuvrement pour faire un article sur un des derniers évènements notables pour Karadoc, à savoir sa première participation à une exposition de "grand" en classe ouverte à Hoerdt en août.

Après avoir déposé Arkan chez Tatie Ju, nous voilà sur la route direction l'hippodrome de Hoerdt pour rejoindre les copains du groupe Obé qui participent également à l'expo.

A peine arrivés sur place, le commissaire de ring nous fait signe pour passer devant le juge, les trois Saarloos participants étant tous là. Petit trot en ligne droite, tour du ring, des allures pas trop mal. Les dents, les testicules, OK tout bon. Statique. Okkaay déjà fini pour nous.

Au tour de la femelle, que je trouve plus jolie que Karadoc. Tout va vite, et je croise les doigts pour qu'on obtienne tout de même de bons résultats.

Après un nouveau tour de ring avec notre concurrente, le juge retient Karadoc pour le meilleur de race et lui décerne le précieux  CACS, avec une mention "excellent". Génial ! Il apprécie les qualités Karadoc malgré une constitution "un peu lourde" (certes, jolie tournure pour décrire le char d'assault que je tiens en laisse).

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Il nous faut maintenant patienter pour le ring d'honneur de l'après-midi. Cela nous laisse l'occasion de regarder le passage des petits Jack Russell de la Cité du Bolwerk, qui ont obtenu des appréciations prometteuses.

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Malheureusement en fin d'après-midi, le temps se gâte ... un gros coup de vent fait s'envoler un chapiteau, et le ring d'honneur se déroule sous une averse. L'organisation étant un peu "désorganisée", Karadoc et moi avons fait plusieurs allers-retours vers le ring de préparation avant de pouvoir enfin passer.


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C'est avec la hâte d'en finir que nous nous sommes présentés... sans avoir été retenus pour le podium, ce qui aurait été un petit bonus pour clôturer cette bonne journée :) quoiqu'il en soit je suis fière du comportement de mon toutou, qui a été très tranquille malgré le côté inhabituel pour lui de se retrouver sur une telle manifestation.

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Résumé de la journée par Kroc : "bwouarf sont fous ces humains !"

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27 janvier 2015

Problèmes de comportement : et si c'était la thyroïde ?

La thyroïde est une petite glande en forme de papillon située dans le cou ; je suis bien placée pour comprendre que les dérèglements de cette glande peuvent engendrer un profond mal-être physique et psychique.

Les chiens sont également touchés par ces dérèglements, comme expliqué dans l'article ci-dessous :

Lire l'article sur Science et Avenir : http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20141209.OBS7357/chien-agressif-pensez-a-faire-verifier-sa-thyroide.html

"Chien agressif ? Pensez à faire vérifier sa thyroïde


COMPORTEMENT

Un chien de mauvaise humeur n'a pas juste mauvais caractère. C'est souvent un animal qui souffre. Cela peut être dû à une maladie imperceptible chronique (arthrose, insuffisance rénale) ou profonde (cancer) qui induit douleurs et mal-être .

Et si le chien devient agressif, semble lunatique, paranoïaque, ou intouchable, cela pose rapidement un véritable problème. Au point que certains personnes envisagent une solution radicale (séparation, voire euthanasie).

Avant d'en arriver à ces extrémités, Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste et auteur du livre Troubles du comportement du chien : et si c’était la thyroïde (chez Point vétérinaire, 2010) recommande vivement une analyse de sang afin d'y déceler un éventuel dysfonctionnement de la glande thyroïdienne (ou thyroïde) du chien.

La thyroïde est une glande endocrine cervicale située dans le bas de la gorge. Elle produit des hormones nécessaires à tout l'organisme.

L'hypothyroïdie, facteur d'agressivité

"Un changement  de comportement peut relever d'un déficit en hormones thyroïdiennes, explique Valérie Dramard. Même si cela peut paraître paradoxal, un chien nerveux, colérique peut souffrir d'hypothyroïdie". 

En effet, chez l'homme, l'hypothyroïdie passe pour être associée à de la fatigue et à une prise de poids (et l'hyperthyroïdie à une hyperactivité et un amaigrissement). Toutefois les choses ne sont pas systématiques. Par exemple, seuls 40% des personnes souffrant d'hypothyroïdie prennent du poids ; donc la majorité n'en prend pas, et certains même peuvent en perdre. 

Un chien nerveux, colérique peut souffrir d'un déficit en hormones thyroïdiennes" - Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste.

HYPERACTIVITÉ

D'autre part, chez le chien, "l'hyperthyroïdie est très rare, poursuit la vétérinaire, car elle est généralement d'origine cancéreuse et l'animal meurt cinq à six mois plus tard". Ce n'est donc pas l'hyperthyroïdie qui peut causer l'agressivité d'un chien sur le long terme.

Selon Valérie Dramard : "Chez le chien, le manque de sécrétion d'hormones thyroïdiennes provoque une fatigue et une irritabilité : certains se transforment alors en véritables piles électriques !". Reste que, bien sûr, toute agressivité n'est pas liée à une hypothyroïdie, mais il faut y penser et explorer cette hypothèse. 

Une maladie hormonale très fréquente

Surtout que l'hypothyroïdie est la maladie hormonale la plus fréquente chez le chien. Elle devance même le diabète. "Certains cas d'hypothyroïdie ne sont d'ailleurs pas recensés, car les chiens maigres sont rarement testés", ajoute  la vétérinaire. 

CAUSES

"On connaît un mécanisme originel : chez le chien, l'hypothyroïdie serait causée par une maladie auto-immune qui s'apparente à la maladie d'Hashimoto chez l'homme. De fait, des anticorps attaquent son propre organisme. Ces "auto-anticorps", les anti-T4, créent une inflammation chronique. La glande thyroïdienne fonctionne alors moins bien et s'atrophie".

D'autres mécanismes pourraient également être en cause. À savoir un problème de récepteurs d'hormones, ou un problème de transformation de l'hormone thyroïdienne de réserve (T4) en hormone thyroïdienne active (T3).

SYMPTÔMES

Quels sont les signes qui doivent alerter ? Valérie Dramard présente différents cas sur une page Facebook dédiée : "Les changements d'humeur sont un indice : par exemple si le chien est lunatique, avec des jours où il est plus agressif que d'autres, ou si le chien l'est plus généralement le soir, quand il est fatigué". 

Outre l'humeur, la frilosité, la faim, une peur excessive, des problèmes de peau, de poids (maigreur ou au contraire obésité) et des troubles digestifs peuvent être des symptômes d'hypothyroïdie.

 

Alice, maigre et avec des problèmes d'odeur et de peau à gauche ; musclée et en pleine forme à droite après 10 mois de traitement aux hormones thyroïdiennes.

Plus frappant, les chiens se couchent parfois dans des postures étranges, semblant inconfortables : les pattes recroquevillées (signe d'amyotrophie), corps et pattes non alignés...

 

À gauche, Oban, Léonberg de 2 ans, souffrant d'hypothyroïdie, présenté pour peurs excessives avec des phases d'hyperactivité. À droite, amyotrophie et postures étranges chez un Berger allemand de 2 ans, agressif envers ses congénères.

TRAITEMENT

Ces postures désarticulées sont dues à un manque de muscles, ces derniers ayant besoin d'hormones thyroïdiennes pour se développer. "Quelques mois de traitement aux hormones thyroïdiennes, sous forme de comprimé ou de liquide, suffisent à résoudre tous ces problèmes, y compris l'agressivité, avance la vétérinaire comportementaliste. En revanche, le traitement ne peut être arrêté sous peine de voir les symptômes réapparaître".

Heureusement, ces médicaments ne coûtent pas très cher. "Une maladie qui se soigne et peu onéreuse, ce serait vraiment dommage de ne pas penser à la dépister", conclut Valérie Dramard."



Je profite de cet article pour rappeler que les techniques dites des "coups de sonnettes", de "l'hélicoptère", de la "pendaison", ou encore (poésie, quand tu nous tiens) du "soleil", techniques qui consistent à étrangler le chien par le biais du collier, voire de le faire décoller du sol afin de lui apprendre la marche au pied et/ou la soumission, ne sont pas sans danger pour cette glande thyroïdienne, ainsi que pour les cervicales, les muscles, l'oesophage, la trachée, les artères, etc. situés dans le cou du chien.

Que ce soit avec un simple collier plat, comme avec un collier étrangleur (sic) ou pire, un collier à piques ...

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21 janvier 2015

A charge de revanche

Ce matin je buvais ma tasse de café en regardant Vendôme tout en laissant mon esprit vagabonder : hé, on est mercredi, les poubelles ont été sorties ? Moui, alors qu'est-ce qui pue comme ça ? C'est Karadoc qui s'est roulé dans un truc dégueulasse. C'est pourquoi je pensais aux poubelles. Mmh. Et elle veut quoi la Viandus à me regarder comme ça ? Elle louche sur mon croissant... à dix ans toujours aucune sagesse. Je suis plus hargneuse que tous ici pour garder ma gamelle - je souris - "tu veux une miette ma grosse ?"

En parlant de Vendôme, savez-vous qu'on a bien failli la perdre un jour ? Quand je dis perdre, je pense à passer l'arme à gauche, dead, couic, quoi.

Je vous raconte :

Je vivais encore chez mes parents à l'époque et je venais de rencontrer les deux loulouttes Thaïs et Vendôme, qui commençaient à prendre leurs marques chez nous.

Ce fameux jour-là, nous avions décidé d'aller manger un bout au restaurant, et les chiens n'y étaient pas les bienvenus. Même si le jardin était entièrement clos, pour éviter toute fugue, Vendôme avait été attachée à un arbre, situé non loin de la petite palissade. Nous la pensions ainsi en sécurité. En théorie, la longueur de la laisse ne lui permettait pas de sauter. EN THEORIE.

Cinq minutes après que nous soyons partis, mes parents ont été alertés par les aboiements furieux d'Arkan ; jamais ils ne l'avaient entendu aboyer de cette façon. Des voisins sont même venus voir ce qu'il se passait.

Vendôme, par une habile culbute du train arrière, avait franchi la palissade : son corps pendait dans le vide, la tête toujours attachée à l'arbre. Pendue haut et court. Elle y serait restée si Arkan n'avait pas été là. Mes parents ont couru pour la soulever et la détacher, elle n'en a gardé bienheureusement aucune séquelle.

Les chiens se souviennent-ils de leur bienfaiteur, ou agissent-ils sur l'empathie ressentie sur le moment ?

Quelques temps plus tard, nous faisions une promenade mon père et moi avec Arkan et Vendôme sur les rives de la Wiese, à cheval sur la frontière suisse et allemande.

La Wiese est une petite rivière tranquille qui descend de la Forêt Noire pour traverser Bâle. Or nous étions sur le début du printemps, et la neige qui fond dans les hauteurs fait considérablement augmenter le niveau de l'eau, qui devient un torrent rapide.

Tout être vivant un tant soit peu intelligent n'aurait pas tenté la baignade dans ces conditions. Mais c'était sans compter sur Arkan qui se jette dans la moindre flaque ; il n'a jamais compris qu'avec son genou abimé, il était incapable de nager.

J'ai crié : NOOOON ! En vain ...

C'est ainsi que nous avons vu Arkan emporté par le courant et se diriger tout droit vers des tourbillons remplis de branches et divers autres débris. Je m'apprêtais à aller dans l'eau pour le chercher lorsque Vendôme m'a devancé : elle s'est jetée dans le torrent, s'est positionnée à côté d'Arkan, et en nageant vigoureusement lui a fait décrire une courbe pour revenir vers le bord. Nous les avons tiré de l'eau épuisés.


A charge de revanche, n'est-ce pas ?  ;)

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15 janvier 2015

BARF ASSO

 

 Bannière barf-asso.fr
=>  http://barf-asso.fr/  <=


Aujourd'hui je vous poste un petit article vite fait sur le BARF (Biologically Appropriate Raw Food), et plus particulièrement sur le travail d'information de l'association BARF ASSO (en cliquant sur le lien vous accéderez au mode d'emploi).

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Cette association milite pour une alimentation plus adaptée que les croquettes pour nos animaux de compagnie :

"L'association a donc pour objet d'informer et de sensibiliser les propriétaires d'animaux de compagnie quant à l'alimentation physiologique de leurs carnivores domestiques ainsi que leurs vétérinaires soucieux de comprendre cette approche physiologique.

Outre ces renseignements concernant la nourriture naturelle à base de viande crue, notre association a plusieurs projets pour les années à venir :

→ Promouvoir l'alimentation crue auprès des professionnels de santé afin de trouver, espérons le, de nombreux vétérinaires adhérents à ce type d'alimentation.

 → Militer afin que les déchets de boucheries soient plus accessibles ; en limitant ainsi le gaspillage actuel, qui permettra aux propriétaires de carnivores domestiques d’acheter ces déchets revalorisés et évitant par conséquent aux abattoirs, ateliers de découpes et boucheries de payer une taxe de destruction.

→ Financer des études indépendantes comparatives concernant l’impact des alimentations industrielles et naturelles sur la santé des chiens et chats dans un premier temps, puis des furets.

→ Faire analyser par des laboratoires indépendants les différents produits BARF à base de viandes mixées et/ou broyées, commercialisés sur le marché européen, afin d’en vérifier la composition."

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Si je souhaite vous en parler aujourd'hui, c'est que cette alimentation a fait beaucoup de bien à Arkan lorsqu'il avait alors des problèmes de foie ... et je suis persuadée que les croquettes spécialement conçues pour les problèmes digestifs que je lui donnais à l'époque ont été à l'origine de ses ennuis. Je suis arrivée à cette conclusion après avoir consulté des vétérinaires qui n'ont trouvé aucune explication à ses troubles, et après avoir changé de mon propre chef son alimentation. Etrangement, mon chien allait beaucoup mieux par la suite !

Et non, nos chiens ne se transforment pas en fauves assoiffés de sang après avoir mangé de la viande crue (le très célèbre "goût du sang" argument souvent lu sur le web, allant de paire, je ne sais pas pourquoi avec l'argument "dominance"....).


Voici deux petites vidéos pour vous le prouver :

Le goût du sang 1

Karadoc, Chien-loup de Saarloos, se laisse volontiers prendre son nonos, question de confiance ...


Le goût du sang 2

Arkan, type Husky Sibérien, nordique grognon, ne râle même pas quand je l'embête !


Bien entendu, j'ai tapé de tous mes doigts sur le clavier pour vous écrire cet article !  mmdr 

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12 janvier 2015

Dans les yeux du loup

Cette année, j'ai eu la chance de participer au stage "Dans les yeux du Loup" organisé par le Parc Animalier de Sainte-Croix à Rhodes (http://parcsaintecroix.com/fr/  - un parc à visiter absolument !) avec pour intervenant M. Jean-Marc Landry.

Bien installés au coin du feu dans la cabane du trappeur, avec une vue dégagée sur la meute des loups blancs, nous avons abordés deux grands points : le loup au niveau biologique et comportemental, puis la question de la cohabitation du loup et du pastoralisme qui a monopolisé une bonne partie de notre journée. Un point très intéressant, vidéos à l'appui d'attaques de loups sur des troupeaux malgré la présence de chiens de protection. Vidéos
parfois stupéfiantes, commentées et expliquées par M. Landry qui, même si admirateur du loup, a un point de vue très lucide sur cette question et s'emploie à trouver des solutions pour les éleveurs et les bergers tout en préservant le prédateur :

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La Cabane du Trappeur, magnifiquement aménagée

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Vue depuis la cabane


Nous avons tout d'abord fait un point d'éthologie, qui consiste à décrire un comportement pour pouvoir l'interpréter. Après quoi nous sommes allés observer la meute de loups noirs, avec sa jeune star Gimli :

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Les loups noirs viennent à notre rencontre

 

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Gimli


Le loup est un animal opportuniste qui suit trois grandes stratégies dédiées à sa survie :
- se reproduire
- se nourrir
- éviter le hasard (exemple : contrôler le territoire)

Chez les loups, le louveteau nait au printemps (période d'abondance en terme de nourriture) et acquiert 80% de sa taille adulte dans la première année de sa vie. A 6 mois, il consomme déjà autant qu'un loup adulte !

En général jusqu'au premier hiver, le louveteau dispose de beaucoup de "droits" envers les autres loups plus âgés de la meute, qu'on pourrait qualifier comme de l'insolence (ça, c'est mon interprétation) comme se permettre des gestes dits de "domination" (poser la tête ou la patte sur le dos d'un adulte, piquer de la nourriture sous son nez, etc.).

La notion de "domination" signifie avoir en priorité accès à une ressource, c'est-à-dire reproduction, nourriture, etc. Quand la ressource est abondante, il n'y a aucun conflit dans la meute, ce qui n'est pas le cas lorsque les ressources sont plus difficilement accessibles.

On parle de meute lorsqu'on observe les mêmes individus ensemble sur du long terme ; ils ont des valeurs communes et transmettent leur expérience.

La meute est un système dynamique qui compte minimum 3 loups mixtes femelles et mâles. Elle consiste à créer des loups pour la dispersion et l'acquisition de nouveaux territoires. C'est pourquoi les jeunes loups finissent par quitter la meute. C'est aussi pourquoi l'on note le retour du loup en France, qui remonte d'Italie pour reconquérir les territoires d'où il a été exterminé.

Le système de meute permet de chasser de grandes proies tout en économisant son énergie, d'où la détention d'un territoire (marquages) et l'obligation de respecter des règles sociales, et donc de communiquer (hurlements, grognements, hérissements des poils, etc. bien plus impressionnants et marqués que chez le chien).

Dans la nature, la meute se compose comme suit :
Couple de parents (représente l'autorité) -> les jeunes (jusqu'à maximum 4 ans) -> les louveteaux.

C'est le mâle dominant (donc le père) qui gère l'équilibre de la meute et n'exerce pas de pression. Il existe une notion de respect parental, et on note même des comportements de réconciliation.

Dans les zoos et les parcs, la meute se compose comme suit :
Couple alpha dont la position dominante est remise en jeu à toutes les périodes de reproduction -> mâle bêta -> jeunes -> louveteaux -> et le tristement loup oméga, souffre-douleur du reste de la meute, le loup qui du fait de la détention ne peut pas quitter la meute.

(.... ce qui corrobore que les études menées sur des loups en captivité pour nous donner des bases d'éducation pour le chien sont erronées.)

Le loup (ou son ancêtre commun avec le chien) aurait été domestiqué il y a environ 20 000 ans, ce serait d'ailleurs le premier animal à avoir été domestiqué par l'Homme. Une photo nous a été présentée du crâne d'un loup sauvage de  45 kg et d'un chien de 43 kg ... le crâne du loup est quasiment deux fois plus grand que celui du chien, qui une fois domestiqué n'a plus eu à se préoccuper des questions de survie.

Physiquement comme comportementalement, loups et chiens sont aujourd'hui différents, même s'il subsiste quelques vagues ressemblances.

Comme précisé plus haut, le loup est un animal opportuniste : il préfère chasser les proies faibles (jeunes, vieux) ou malades plutôt que des animaux vigoureux.

Dans la nature, lorsqu'un animal est attrapé par le(s) loup(s), le reste de la harde/ troupeau s'enfuit, ce qui met fin à l'excitation de la chasse. Le gibier est alors consommé.

Lorsque ce sont des ovins qui sont attaqués, il peut arriver un phénomène de "surplus killing", c'est-à-dire que le troupeau au lieu de s'enfuir et de se disperser comme le feraient des animaux sauvages, reste en mouvement à proximité du lieu de l'attaque. Du fait de l'excitation, d'autres ovins peuvent alors être tués par le loup, et on constate alors qu'il reste des carcasses qui ne sont même pas consommées.

Le problème que créé le retour du loup en France est que le pastoralisme s'est depuis longtemps accomodé de son absence : de grands troupeaux laissés en pâturages sans bergers, ni protection.

La protection des troupeaux doit entièrement être repensée pour éviter les attaques, avec des enclos et des chiens ;  c'est là que notre orateur du jour intervient auprès des éleveurs et des bergers avec des caméras pour enregistrer et comprendre le mode d'attaque des loups, afin de protéger et de faire cohabiter tout ce monde plus sereinement.

Nous avons fini la journée dans la pénombre en visitant les loups gris, puis les blancs et les lynx :

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En bref une journée très instructive, au plus proche de ces animaux fascinants et énigmatiques. Nous avons tous eu du mal à décoller du parc ... :o)

Encore merci à M. Landry, on attend de vos nouvelles pour une nouvelle journée de formation !

Petit clin d'oeil :

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Posté par Aurelie-Arkan à 11:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


09 janvier 2015

Un article juste pour vous dire ....

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Dernièrement, j'ai été mâchouillée par des gencives de bébé Chien-loup Tchécoslovaque.

Et j'ai aimé ça.

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08 janvier 2015

Voeux 2015

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Et en ces circonstances de début d'année, au nom de notre liberté de penser et de nous exprimer, tel qu'effectué sur ce blog :

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Posté par Aurelie-Arkan à 21:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Brrrr

Aah les voisins bienveillants, ze comeback.

Cet hiver nous avons eu quelques centimètres de neige.

Les chiens jouent comme des gosses sur le tapis blanc, je suis à la fenêtre pour prendre le café, le sourire aux lèvres - tableau.

Arkan s'asseoit devant moi et miaule (oui, une sorte de "mwaaiou", notamment utilisé pour exprimer son envie de manger, de sortir, de rentrer, de recevoir un nonos, de jouer, d'avoir un câlin, d'attirer l'attention, ou simplement faire du bruit inutilement pour me taper sur les nerfs).

Arkan, quoi. (d'où son surnom d'ailleurs : quoi ? QUOI ???)

Une voisine passe la tête par sa fenêtre, et me lance : "mais vos chiens, ils ont froid !!"

Je regarde la voisine.

Je regarde Arkan.

Je re-regarde la voisine.

"Euh (quoi répondre dans ces moments-là), c'est un Husky, vous savez ?"

Genre un chien des neiges, tu vois ?

Pas convaincue la voisine ; elle lance à quelqu'un derrière elle, d'un air indigné : "ils sont couchés dans la neige !!"



Noël prochain, je t'enverrai un DVD de Nicolas Vanier, promis ;o)

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09 novembre 2014

On remet ça

En parcourant les fiches  « conseil » pour l’éducation du chien sur le site de mon vétérinaire préféré, j’ai à nouveau eu une crise de grincements de dents : zcritsch ! Aïe ! Boudiou !!

Le même genre de conseils que je m’étais empressée de lire et d’assimiler à l’adoption de mon premier chien. Plus je lisais, moins je comprenais, plus mon palpitant se mettait  en branle, moins je me sentais d’attaque pour affronter mon mignon petit Husky qui du haut de ses 8 semaines était déjà en train de me dominer !

Il me regardait droit dans les yeux, me donnait la patte et m’apportait Coincoin, sa peluche canard pour jouer !

Angoisse : flagrant délit de tentative de coup d’état ! On en voulait à ma place hiérarchique !

On récapitule les règles de bonne conduite :

1) le dominant mange avant le dominé : nous sommes une meute, le dominant-alpha-chef-de-meute  c’est le maître bien entendu.

2) le dominé ne doit pas avoir accès aux endroits en hauteur, c’est-à-dire que physiquement il ne doit pas être au-dessus de son dominant. Jamais sur le lit, ni le canapé !

3) le dominé ne doit pas avoir accès à toutes les pièces, ni aux endroits stratégiques comme un couloir par exemple, d’où il pourrait surveiller les allées et venues de la meute.

4) le dominé ne doit pas trainer dans le chemin du dominant, il faut qu’il se pousse. Mieux : qu’il n’y soit pas.

5) le dominé ne doit montrer aucun signe de dominance, du type grognement, hérissement du poil, coup de dents, etc. et doit se laisser manipuler sans broncher.

6) le dominé ne doit pas tirer en laisse ! S’il marche devant, c’est lui qui décide ! Attention !

7) le dominé ne regarde jamais dans les yeux du dominant, ou alors par en-dessous avec tous les signes de soumission : queue entre les pattes, gémissement, tête basse, etc.

8) le dominé ne prend aucune initiative, ne procède à aucune sollicitation de son dominant (jouer, caresse, etc.). Le dominant ne doit jamais y répondre d’ailleurs, ce serait accorder de l’attention au dominé qui pourrait prendre sa place.

9) le dominant rentre toujours le premier dans une pièce, le dominé ensuite.

10) le dominant gagne à tous les jeux, sinon le dominé pourrait se croire plus fort que lui.

Voilà pour les règles principales (y en a un paquet pour être un bon chef de meute ! - LOL -) . Si vous ne les suivez pas, tôt ou tard, votre chien va prendre votre place, développer des troubles du comportement et il deviendra très agressif !

[...]

On apprend même sur le site dont je fais référence plus haut que les comportements indésirables sont des maladies (sociopathie !), avec des symptômes, toussa.

A grands renforts de loups, de meutes, d’alphas, d’omégas  et de culpabilisation.

Chers vétérinaires, je vous adore et vous faites beaucoup pour nous, mais là, là, je ne peux tout simplement pas adhérer !

Cette vision du chien a besoin d’un coup bol d’air frais et neuf !

Ma première réaction jadis devant le mignon petit Husky et mon écran d’ordinateur a été : « que c’est compliqué … », puis « j’y arriverai jamais ».

D’où club canin, d’où coups de sonnettes, d’où agressivité montante (et à juste titre) de mon chien. Plus il me montrait les dents, plus je m’efforçais de le dominer.

En finalité, nous ne nous comprenions pas ! Et pourtant je faisais tout bien, selon les règles !!

Et puis j’ai baissé les bras, laissé tomber les règles, et appris à observer un petit peu mon fauve, fait des déductions, fini par changer … et mon chien s’est métamorphosé. De monstre sanguinaire à mon égard, j’ai eu un super chien. Malheureusement, les méthodes moyenâgeuses ont laissé des séquelles, et mon mignon petit Husky est resté ronchon et distant.

J’étais crédule.

Aujourd’hui au nom de mon chien, par respect pour lui et pour le bonheur qu’il m’apporte chaque jour, je ne peux être qu’en colère devant la propagation de ces idées.

Je ne suis pas une spécialiste du comportement canin, mais une simple particulière propriétaire de chiens, mon malheureux carnet de moniteur 1e degré en éducation canine de la SCC ne fait pas de moi une scientifique, une biologiste, une éthologue, etc. Mais j’ai fait les frais de ces … méthodes, lors de mon apprentissage avec mon tout premier chien.

En creusant un peu, on trouve des gens qui ont fait des recherches sur le comportement du chien (et j’insiste bien sur le mot chien, et pas sur d’obscurs loups en captivité), et qui ont rédigé des bouquins et articles formidables, bien plus en adéquation avec la réalité de la relation homme – chien que les théories de la dominance.

Ces dernières sont parfaitement obsolètes.

Sans rentrer dans le domaine de la psychologie que je ne maitrise pas, il m’appartient en tant que propriétaire de chiens d’observer et d’apporter les réponses appropriées à leurs comportements, au fil de l’eau, jour après jour, dans le respect et la justesse.

S’il y a une règle à suivre lorsqu’on adopte un chien/ chiot, c’est de garder à l’esprit un objectif final en pensant au lendemain.

Par exemple : mon chiot va grandir et devenir un chien adulte. Il va changer aussi bien physiquement que mentalement !

Il peut prendre plusieurs dizaines de kilos : il faut donc dès aujourd’hui garder à l’esprit qu’il ne sera pas/ plus souhaitable demain qu’il me saute dessus pour faire la fête ; qu’il tire sur la laisse lorsque mon enfant le promène ; qu’il gratte à la porte ; qu’il me mordille ; qu’il se dresse sur ses pattes arrières pour me faire une léchouille ; qu’il fasse du trampoline sur le lit – barrez les mentions inutiles…

Le chiot au comportement juvénile aujourd’hui sera un animal adulte mature sexuellement demain, avec une personnalité et un caractère affirmé.

En installant des habitudes ou routines dès le début, en gardant une cohérence entre les différents membres de la famille, on finit par arriver à ses fins : un chien bien dans sa tête, bien dans ses pattes, bien dans sa maison.

A chaque foyer de définir ce qu’il souhaite ou non avoir comme chien : avec des habitudes hyper rigoureuses ou en laissant plus de mou. Tout en gardant la main : le chien … reste le chien !

S’il y a une chose de vrai dans la théorie de la dominance, c’est que c’est bien notre comportement et notre façon de faire qui sont des facteurs majoritaires dans la réussite ou le foirage total de l’éducation du chien.

Et pour ce qui est des chiens réellement sociopathes, ils sont bienheureusement rares.

Tout comme les chiens tout beaux tout lisses.  ;)

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Une vieille photo d'Arkan dans les tulipes (vivement le retour du printemps) :)

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24 octobre 2014

Le chien-loup de Saarloos

On me demande souvent ce qu’il me plait chez un chien pareil.

J’avoue qu’en regardant mes chiens faire la 5e connerie de la journée alors que nous sommes levés depuis une heure en ce dimanche matin (j'ai mis quelques temps entre cette phrase et la publication de l'article), je me pose la même question.

On pourrait penser qu’en premier lieu, il y a le physique lupoïde qui fait rêver tout admirateur du loup pur et sauvage. Il y a de ça, oui, mais pas que. Ce qui me plait surtout, c’est son côté rustique. Et je suis complètement gaga de ces grosses pattes griffues que j’aime dessiner et photographier.

Mais plus important que le physique, il y a le caractère. Les gens vous diront : « ça ne sert à rien, ce n’est même pas un chien, et puis c’est peureux ». Parce que vu un Saarloos dans une exposition, la queue entre les pattes. « Et ça ne se laisse même pas caresser, alors à quoi ça sert ?? »

Adopter un Saarloos, c’est être suivi d’une nouvelle ombre, toujours à vos côtés, mais dans la plus grande discrétion. Vous changez de pièce ? Il sera derrière la porte, à vous attendre. Il sera au pied de l’escalier, ou derrière le grillage, à vous guetter.

Rien ne le rend plus heureux que votre présence et votre contact. Vous êtes heureux ? Il est heureux. Vous êtes malade ? Il souffre avec vous.  Il posera sa tête sur votre genou, vous attrapera la main avec sa patte, et restera comme ça le temps nécessaire pour vous réchauffer le cœur.

Quand il n’est pas là, il laisse un vide immense impossible à combler.  Vous vous surprenez à penser à lui dans la journée. Quand il ne sera plus là, vous serez à jamais inconsolable.

Le Saarloos que vous aurez apprivoisé vous sera toujours fidèle ; il continuera de vous attendre même lorsque vous l’aurez abandonné. Il est la douceur même, il est léger, sensible, exclusif, tactile … inventif pour les bêtises, aidé par son physique puissant ! Il peut vous arracher le nez d'hystérie en vous faisant la fête !

Mais voilà : les qualités du Saarloos sont des trésors cachés qui se méritent, car ce n’est pas le chien de tout le monde. Et tout le monde ne l’accepte pas. Je trouve que les chien-loups en général sont assez révélateurs de la personnalité des gens. Certains s’enorgueillissent d’avoir tel ou tel don avec les animaux ; ceux-là sont les plus vexés  lorsqu’au bout de 30 mn, le chien-loup ne s’est toujours pas approché d’eux. Certains n’ont besoin de rien pour l’avoir immédiatement sur les genoux. Le Saarloos a ses raisons que la raison ignore.

Adoptant en mal d’autorité, passez votre chemin. Abandonnez toute attente, et laissez  le Saarloos vous émerveiller par son intelligence. Il semble comprendre énormément de choses, mais il lui arrive de buter sur des problèmes simples, voire de se mettre dans des situations délicates. On le dit parfois autiste.

Si l’apprentissage des ordres est aisé, la phase la plus délicate est la restitution des acquis, car le Saarloos est souvent accaparé par son environnement, ou distrait, ou tête en l’air, ou poisson rouge, ou n’a simplement pas envie de s’exécuter. Pour autant, il est capable de faire tout aussi bien que n’importe quel autre chien. Et il le fera … pour vous !

Pour moi, le Saarloos est un ami, un compagnon sans prise de tête, sans pression. Pas d’autre compte à rendre que le bonheur d’être ensemble.

Et ma foi, s’ils ne se laissent pas caresser par n’importe qui … ne vous déplaise, ce n’est pas pour vous autres que j’ai des chiens-loups !

roc



Posté par Aurelie-Arkan à 07:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


 
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